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CFA/ Le championnat reprend ce week-end. US Concarneau: un palier à franchir

C'est difficile de monter en CFA. Mais le livre de bord des Thoniers indique une difficulté encore plus grande à se maintenir à ce niveau qu'ils ont déjà abordé à deux reprises sans succès. Il leur reste un palier à franchir. Au troisième essai.

A l'US Concarnoise, on efface tout et on recommence. Pour la troisième fois en CFA depuis 2003. Un nouvel examen de maintien après deux échecs synonymes d'un petit tour d'ascenseur et puis s'en va.
"Super défi à relever"
Juste le temps de voir la différence dans l'adversité: technique en mouvement, anticipation, contrôles orientés, explosivité, vivacité gestuelle, vitesse, impact physique... Et ce fut le retour à la case départ en CFA 2 où les Thoniers jouent pourtant régulièrement le podium. Mais sans avoir jamais réussi à franchir le palier. Monter: oui. Se maintenir: non. Le challenge est donc évident pour leur entraîneur Nicolas Cloarec: "On a un super défi à relever en devenant la première équipe de l'USC à se maintenir en CFA". Message passé. Et plutôt deux ou trois fois qu'une depuis la fin de la saison dernière. "Mais il faut que les joueurs prennent conscience de la hauteur de la marche" a-t-il ajouté samedi dernier après la défaite contre La Vitréenne (2-0). Une quatrième défaite en quatre matchs de préparation.
Les leçons du passé
La mauvaise série rappelle inévitablement les deux précédents passages de l'USC en CFA. En 2003/04, les Thoniers n'avaient remporté que quatre rencontres d'un championnat qu'ils avaient commencé par six défaites consécutives. Et en 2006/07 (quatre victoires également), ils avaient dû attendre la dix-septième journée pour accrocher leur deuxième succès d'une saison débutée par cinq nuls en sept matchs. Nouvelle galère. A six journées de la fin de saison, leur capitaine Arnaud le Corre avait même jeté un pavé dans la marée descendante: "C'est pire qu'en 2004. On avait sans doute le niveau de Plabennec ou de Pontivy mais après, c'est le mental qui fait la différence".
Double mot d'ordre
Voilà l'espoir désormais. Un mental à toutes épreuves. Un supplément d'âme qui s'est invité depuis deux ans à bord des Thoniers. A tel point que tout le monde s'accorde à dire que c'est l'état d'esprit qui a permis à l'USC de remonter. En apportant sa valeur ajoutée à la solidité de la défense et au talent des joueurs. A la reprise de l'entraînement, c'était même le double mot d'ordre: "L'état d'esprit". Deux mots plus forts que tous les autres maux bleus constatés: la timidité de l'attaque, la difficulté à prendre le jeu à son compte, le budget limité... Deux mots, donc, qui s'impriment comme le visa d'un passeport pour obtenir ce fameux permis de séjour en CFA que les Concarnois espèrent enfin obtenir. La nouvelle demande a été faite à l'occasion du centenaire du club. Elle va suivre son cours durant toute cette saison 2011/12. Pour la troisième fois en neuf ans.

Denis Vergos